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<title>LÉO FERRÉ - lieux</title>
<description>Études et propos par Jacques Layani</description>
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<title>« La rue c’est bath c’est bath c’est bath »</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Jacques LAYANI)</author>
<category>Lieux</category>
<pubDate>Sat, 23 Feb 2008 00:00:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dans son édition du 22 février 2008, &lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt; a publié &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/rebonds/311530.FR.php&quot;&gt;cet article&lt;/a&gt;, au sujet d’une rue baptisée Léo Ferré à Paris. Cela donne l’occasion de faire le point sur cette question.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Léo Ferré, on le sait, a toujours refusé les honneurs et les embrigadements. Il n’a accepté de «&amp;nbsp;récompenses&amp;nbsp;» que d’organismes professionnels comme la Sacem ou l’académie Charles-Cros. La différence est d’importance&amp;nbsp;: une distinction décernée à titre professionnel est la reconnaissance d’une activité, d’un métier bien fait. Elle n’est pas fondamentalement différente d’un diplôme de meilleur ouvrier de France, par exemple. Mais aucun «&amp;nbsp;honneur&amp;nbsp;» ne fut jamais accepté par lui&amp;nbsp;: ni la Légion d’honneur que personne, bien évidemment, ne songea à lui offrir (il n’en aurait d’ailleurs jamais fait la demande, qui doit être volontaire), ni même les Arts et lettres que Lang lui proposa, par l’intermédiaire de Maurice Fleuret, alors directeur de la Musique et de la Danse au ministère de la Culture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Baptiser Léo Ferré une artère ou un lieu, dans une ville, qu’est-ce que cela signifie&amp;nbsp;? Si c’est une «&amp;nbsp;récupération&amp;nbsp;» – voire une manœuvre électorale – comme on disait en des temps reculés où chacun devait en permanence se remettre en question et se méfier de tous les miroirs et de toutes les alouettes, il n’en est évidemment pas question. À l’opposé, s’il s’agit de poursuivre dans l’optique de la Révolution puisque, faut-il le rappeler, c’est elle qui instaura l’usage de donner aux voies des noms d’hommes célèbres – comme, d’ailleurs, elle a dévolu aux grands hommes la basilique Sainte-Geneviève dont elle fit le Panthéon – c’est autre chose. Cela perpétuera son souvenir de manière durable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Reste à savoir quel endroit de la capitale pourra, si les démarches aboutissent, porter le nom de Léo Ferré. Honnêtement, je ne pense pas qu’il faille faire la moue si, d’aventure, on lui donne une rue obscure, un coin reculé ou peu prestigieux. Ces endroits doivent aussi être nommés et leurs habitants sont les mêmes qu’ailleurs. L’idéal, naturellement, serait que soit désigné un lieu parisien qui rappelle son histoire ou son œuvre. Ce serait cohérent, même si c’est le parking pour autocars de tourisme qui occupe l’ancien emplacement de l’immeuble du boulevard Pershing. Richard Martin, à Marseille, est parvenu à faire appeler Léo Ferré le passage qui mène au théâtre Axel-Toursky. Dans les programmes du théâtre, cependant, le passage est devenu «&amp;nbsp;Promenade&amp;nbsp;», ce qui rend peut-être mieux, mais ne manquera pas de faire rire ceux qui ont connu le passage en question autrefois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Puisqu’on parle ici de lieux publics portant le nom de l’artiste, voici une liste rapide et certainement non exhaustive des établissements scolaires&amp;nbsp;: les collèges du 16, rue Paul-Pourhiet à Scaër, de l’avenue du Languedoc à Saint-Lys et de la route de Oisseau à Ambrières-les-Vallées, ainsi que la cité scolaire (lycée et collège) de Gourdon-en-Quercy et la résidence universitaire d’Orly.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Des salles d’édifices publics également. Par exemple, l’espace Léo Ferré à la bibliothèque municipale de Quétigny, à Bagneux, à Annemasse, à Aubenas, à Bédarieux, la salle Léo Ferré au théâtre du Chêne-Noir d’Avignon, à la MJC-théâtre du Vieux-Lyon, à la médiathèque de Montigny-le-Bretonneux, à Douvres-la-Délivrande, à Francheville, à l’espace Aragon d’Ollainville, à l’espace Jean-Jaurès de Tomblaine, à Chevilly-Larue, à Saint-Quentin-en-Yvelines, à Malakoff, à Berre-l’Étang, à Brest, le Forum Léo Ferré à Ivry, la salle des fêtes Léo Ferré à Longwy...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>En Angleterre</title>
<link>http://leoferre.hautetfort.com/archive/2007/02/27/en-angleterre.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Jacques LAYANI)</author>
<category>Lieux</category>
<pubDate>Tue, 27 Feb 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Puisque les voyag’s forment la jeunesse&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;em&gt;T’en fais pas mon ami j’vieillirai&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;(LE BATEAU ESPAGNOL)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;J’ai raconté ailleurs ce qu’avait représenté pour Léo Ferré le tournage du film de Basil Dearden, &lt;i&gt;Cage of gold&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;La Cage d’or&lt;/i&gt;), en 1950. Je n’y reviendrai pas ici.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il reste que, de ce séjour effectué en Angleterre cette année-là, le Ferré presque inconnu sinon des habitués des cabarets où, jusque là, il a pu se produire, a rapporté une bonne moisson de textes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Une chanson, enregistrée en public en 1950 au cabaret Le Trou, 9, rue Champollion, &lt;i&gt;Madame Angleterre&lt;/i&gt;, sera disponible au disque en 1998.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dans ce qui sera le recueil &lt;i&gt;Poète… vos papiers&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;, publié en 1956, on relève le poème &lt;i&gt;Angleterre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il écrira en 1950 &lt;i&gt;Les Noces de Londres&lt;/i&gt;, texte qui paraîtra en 2000.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dans ce qui deviendra le projet inachevé des &lt;i&gt;Lettres non postées&lt;/i&gt; (paru en 2006), on trouve &lt;i&gt;Lettre à l’Angleterre&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Je ne prétends pas que ces textes aient été composés en Angleterre à ce moment précis. Quand j’écris qu’il «&amp;nbsp;a rapporté&amp;nbsp;» des textes, cela signifie qu’ils lui ont été incontestablement inspirés par ce voyage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il est très vraisemblable que le «&amp;nbsp;poème lyrique&amp;nbsp;» &lt;i&gt;Les Noces de Londres&lt;/i&gt; aurait pu connaître la destinée de &lt;i&gt;De sacs et de cordes&lt;/i&gt; qui en est à peu près contemporain, c’est-à-dire être joué à la radio nationale, interprété par quelques grands noms du moment. Auquel cas, l’œuvre enregistrée aurait été archivée et peut-être aurait-elle pu paraître au disque un jour ou l’autre. &lt;i&gt;Madame Angleterre&lt;/i&gt; est d’ailleurs partiellement repris dans &lt;i&gt;De sacs et de cordes&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les autres voyages que fit Léo Ferré au cours de sa vie n’ont pas donné autant de fruits. De Martinique, il ramena en 1947 &lt;i&gt;Mon Général&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Messe noire&lt;/i&gt;, mais on ne trouvait pas là de rapport avec le pays. On ne connaît pas, je crois, d’œuvres multiples ramenées du Japon, du Québec, d’Allemagne, d’Algérie, d’Espagne… Peur-être certains textes ont-ils été écrits lors de séjours dans ces pays, mais ils n’en portent pas la marque et ne peuvent par conséquent être recensés. Si les œuvres faisant allusion à l’Espagne sont très nombreuses, elles n’y ont pas été composées, puisque Ferré s’était interdit d’y aller du vivant de Franco, décédé en novembre 1975. De ses déplacements ultérieurs dans ce pays, je ne sais s’il rapporta quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le château de Perdrigal</title>
<link>http://leoferre.hautetfort.com/archive/2007/02/02/histoire-du-chateau-de-perdrigal.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Jacques LAYANI)</author>
<category>Lieux</category>
<pubDate>Fri, 09 Feb 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il ne saurait, à mon sens,&amp;nbsp;y avoir de blog à prétention culturelle ni, comme ici, de simples &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt; études et propos &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;»&lt;/span&gt; sans un peu d&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;histoire, b&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;ien évidemment en liaison avec notre sujet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dans de nombreux entretiens, Léo Ferré a évoqué la demeure dans laquelle il s&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;installe en 1963, en parlant d&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; une ruine du XIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;»&lt;/span&gt;. &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;À&lt;/span&gt; mon avis, le château de Pech-Rigal date plutôt des &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;XIV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt; siècles. Jean Lartigaut, érudit local, parle du XVI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; dans son étude auto-éditée &lt;em&gt;Les Seigneurs de Pechrigal&lt;/em&gt;. Les registres paroissiaux de la commune de Saint-Clair (Lot), située à sept kilomètres de Gourdon, registres que j&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;avais pu consulter en 1984,&amp;nbsp;font en tout cas remonter l&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;histoire des seigneurs de Perrigal au XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; (1690). Mais ils n&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;étaient certainement pas complets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le nom, tout d&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;abord. En Quercy, un &lt;em&gt;pech&lt;/em&gt; est une hauteur, un tertre. Le &lt;em&gt;pech&lt;/em&gt; &lt;em&gt;rigal&lt;/em&gt;, c&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;est le tertre royal, c&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;est-à-dire le lieu où vivaient les seigneurs locaux. Tout en haut, ils avaient bâti un repaire à peine visible en été lorsqu&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;on descend&amp;nbsp;de Gourdon vers la vallée et que les arbres le masquent (&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt; le bois est fermé &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;»&lt;/span&gt;, dit-on dans le pays), davantage en hiver lorsque &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt; le bois est ouvert &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;»&lt;/span&gt;. Léo Ferré métamorphose ce nom en Perdrigal, qui signifie par ailleurs perdrix en quercynois. Si certaines cartes indiquent Périgal ou Perrigal, on voit au passage que, musicalement, Perdrigal évoque à la fois les sonorités de&amp;nbsp;Perceval et&amp;nbsp;de madrigal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ferré a découvert le Lot lorsqu&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;il est venu chanter au Casino de Saint-Céré. Séduit par la région comme tous ceux qui y passent pour la première fois, il demande à son ami Serge Arnoux, dessinateur et créateur de modèles sur tissu à Saint-Céré, de lui trouver une maison à acquérir. Il achète&amp;nbsp;le château&amp;nbsp;à sa propriétaire, Mme Dreyfus. Seule une aile est habitable. Il fera de la propriété une SCI sous sa gérance, dont le siège est à Paris. Il y installera un peu plus tard une imprimerie. Le cadastre de la commune de Saint-Clair mentionne &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt; Les éditions et imprimeries de Perdrigal &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;»&lt;/span&gt;, inscrites au registre du commerce sous le n° RC 66 B 00029. Il vivra dans le Lot jusqu&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’en 1968. La demeure restera ensuite plus ou moins à l&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’abandon durant longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Aujourd&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’&lt;/span&gt;hui, le château a été racheté, l&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’accès au chemin d&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’entrée déplacé. Vue de la route, la restauration, qui a demandé des années de travail,&amp;nbsp;paraît fort bien faite, à ceci près qu&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’on a cru bon d&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;’ouvrir des &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;«&lt;/span&gt; chiens assis &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&amp;nbsp;dans la toiture,&amp;nbsp;faisant ainsi de cette demeure une&amp;nbsp;aberration historico-architecturale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Tentative de reconstitution du boulevard Pershing</title>
<link>http://leoferre.hautetfort.com/archive/2007/02/05/tentative-de-reconstitution-du-boulevard-pershing.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Jacques LAYANI)</author>
<category>Lieux</category>
<pubDate>Wed, 07 Feb 2007 00:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’appartement qu’occupait à Paris Léo Ferré n’existe plus, on le sait. Voici une tentative de reconstitution des lieux, faite uniquement d’après des documents déjà rendus publics : quelques photographies parues dans la presse ou dans des ouvrages, quelques articles de journaux et le Bottin pour 1960, le tout en complément d’un début de reconstitution que j’avais primitivement&amp;nbsp;esquissée dans &lt;em&gt;Les Chemins de Léo Ferré&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Adresse&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; 28, boulevard Pershing, Paris XVII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;. Téléphone: &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Étoile 74-95. Métro : ligne 1, station Porte Maillot.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La voie est&amp;nbsp;entièrement pavée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’immeuble appartient à la ville de Paris. Aujourd’hui, c’est un parking pour autocars.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Un porche donnant sur une cour pavée où sont garées les voitures et où sèche le linge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;À gauche du porche, lorsqu’on le regarde de face, au 28 bis, le Luna-Bar, avec de petits rideaux tendus aux vitres, une terrasse constituée d’une table et de deux chaises&amp;nbsp;disposées&amp;nbsp;sur le trottoir. Téléphone: &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Étoile 54-53&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;À droite du porche, un horloger, au 28, Avron et Cie, dont l’enseigne est «&amp;nbsp;Au&amp;nbsp;véritable carillon&amp;nbsp;». Téléphone: &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Étoile 53-43&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Plus loin, un garagiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;De l’autre côté de la voie, un grand terrain sur lequel se dressait autrefois le Luna-Park (d’où le nom du bar). Aujourd’hui, s’y trouvent l’hôtel Concorde-Lafayette et le palais des Congrès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Sous le porche, à droite lorsqu’on entre, un escalier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Au premier étage, une porte sur laquelle est punaisée la photographie des saint-bernard Arkel, Canaille et Egmont. Plus tard, la porte sera parfois ouverte par Pépée, chimpanzé femelle. On est chez Léo Ferré, que le Bottin signale comme compositeur de musique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Selon les sources, il s’agit d’un appartement de deux ou de trois pièces.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dans la grande pièce tendue de rouge, aux plinthes rouges, un tapis aux tons bleus sur un parquet sombre, un lampadaire filiforme à abat-jour conique étroit et haut, un piano de bois clair au-dessus duquel a figuré, un temps, un portrait de Beethoven, une longue table, des toiles de Gabriel Terbots, un poêle installé dans une cheminée, des niches avec des étagères à livres, un fauteuil, un canapé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La gouttière coupe en travers l’appui métallique de la fenêtre qui donne sur le boulevard et se trouve juste au-dessus de la boutique d’horlogerie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les toilettes sont installées dans la cuisine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Léo Ferré a vécu là de&amp;nbsp;juillet 1951&amp;nbsp;à 1963 (environ février-mars). Il part ensuite s’installer dans le Lot.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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